Showing posts with label Isabelle Van Driessche. Show all posts
Showing posts with label Isabelle Van Driessche. Show all posts

Saturday, 3 November 2018

Vacances en Haute Savoie

Comme chaque année, à l'époque de la Schoberfouer, je m'échappe en Haute-Savoie, près du lac d'Annecy, et chaque année je prends le temps de quelques dessins. Tout d'abord les transparences de l'eau du lac que je ne parviens jamais à saisir.

puis je me  réfugie dans le noir et blanc pour évoquer les dents de Lanfon émergeant des nuages…


…et en renouant avec la couleur je tente de cartographier la vue depuis le Semnoz. L'exercice a duré assez longtemps car tout juste après mes premières taches colorées nous avons été engloutis dans un nuage auquel il a fallu patiemment laisser le temps de se résorber.


Lors d'un tour du lac en bateau, j'ai abandonné les paysages pour me concentrer sur quelques touristes qui baignés de soleil, le nez au vent, suivaient du regard les instructions du guide…à part les endormis.




Lucien Wercollier au musée de l'Abbaye Neumunster

Ce dimanche 7 octobre, rendez-vous dans le cloître de l’Abbaye Neumunster.
Comment choisir entre la beauté du cloître, sa belle cour un peu fraîche en cette saison, les superbes photos dans le promenoir et les sculptures de Lucien Wercollier à l’étage ?
Après un petit tour du site j’ai sacrifié "l’environnement" au profit des œuvres et suis allée à l’étage m’installer confortablement sur un des poufs cubiques en tâchant d’embrasser d’un seul regard une rangée de sculptures de tailles et de matériaux variés.
Très difficile de mettre en valeur les oeuvres de Lucien Wercollier dans un contexte aussi peu neutre.



Ensuite nous nous sommes tous retrouvés à la brasserie de l'abbaye donnant sur la place et offrant habituellement le dimanche matin, brunch ou apéro-jazz.
Cet après-midi fut chocolat chaud, discussions passionnées et dessin en tentant de superposer plusieurs niveaux de lecture : les amies sketchers sur la banquette, le reflet des fenêtres  lumineuses dans le miroir et quelques mots réfléchis…


Wednesday, 29 August 2018

Steampunk Echternach

La Steampunk-Convention avait lieu cette année au centre d'Echternach. J'avais un peu d'avance pour flâner et goûter l'ambiance teintée de Jules Verne et de Wild Wild West. Je n'ai pas osé acquérir les magnifiques plumes qui me tentaient mais j'ai craqué pour des boucles d'oreilles fabriquées avec des fleurs. Je me demandais comment il était possible sous cette canicule de supporter certains costumes de tissus lourds ou parfois fermés jusqu'au cou et j'étais heureuse de pouvoir attendre les autres Sketchers à l'ombre du préau du "Dënzelt", autre nom de la magnifique et très ancienne mairie d'Echternach.
Je n'avais jamais participé à une telle manifestation et j'admirais l'inventivité pleine d'humour des costumes et la prestance de ceux qui les faisaient vivre. Fascinée par toutes ces mécaniques désuètes et compliquées hésitant entre usage et ornement, je m'imprégnais de ce monde ressuscité dans l'imaginaire de chaque porteur de costume.


J'ai d'abord dessiné au crayon en démarrant sur des objets immobiles, puis en tâchant de saisir les costumes en mouvement.
De charmantes personnes ont posé pour que je puisse faire leur portait en pied. Quelle gentillesse, quelle patience sous cette chaleur, et surtout de belles personnes. J'étais impressionnée par la personnalité qui se dégageait de chacun d'eux.
                              
 Merci d'avoir eu la patience de poser pour le dessin!

J'ai abandonné pour un format plus spacieux mon carnet trop petit pour un foisonnement aussi riche…et je suis passée directement à l'encre. Je n'ai pas osé la couleur.





Avant de partir nous avons rassemblé les dessins pour la photo traditionnelle … sans oublier de nous désaltérer avant de retourner à un monde plus prosaïque.



Walfer Konscht & Hobbymaart

Un premier dimanche de juillet caniculaire, nous nous sommes retrouvés à l'entrée et avons été chaleureusement accueillis par les organisateurs du Walfer Konscht & Hobbymaart qui nous ont tendus le micro… Béliza a improvisé un petit discours de présentation pour des Urban Sketchers, simple, rapide, spontané…j'admire.

Je n'ai pas pu voir tous les stands, il faisait si chaud, j'ai choisi après un tour à l'intérieur de rester à l'ombre de la toile du préau, à me rafraîchir en regardant le spectacle avec en fond sonore les enfants s'amusant des jeux d'eau.
Un étalage de petits monstres en forme de sacs-hiboux m'a fascinée et traduisait bien l'ambiance joyeuse, colorée et bon enfant des lieux.
Puis les personnes qui comme nous prenaient le frais ou se restauraient sur les bancs sous l'auvent devant l'entrée.



A force de dessiner des personnes buvant et mangeant, l'appétit nous a gagnés et nous n'avons pas résisté à une bonne crêpe pour clôturer cette chaude journée.


Sunday, 29 April 2018

Sur un "lift" perchée

Depuis l'ouverture de l'ascenseur conçu par les architectes SteimetzDemeyer pour connecter la ville haute au Pfaffenthal, j'ai envie de dessiner le panorama exceptionnel qui s'ouvre à celui qui s'aventure, comme perché sur un plongeoir, jusqu'au bout de la passerelle.
Le samedi matin, était calme, il faisait beau mais frais, quelques touristes mais pas trop. Sur mon petit siège, je gênais un peu ceux qui voulaient faire une photo côté pont rouge, mais en dehors du panorama, ils étaient fascinés par le vertige sur plancher de verre. J'ai fait mon premier tiers de vue. C'était agréable avec les enfants, les curieux, toutes les langues parlées et les exclamations réitérées devant le spectacle panoramique.
Sur ma lancée, j'ai continué l'après-midi. Il y avait plus de monde et surtout, je dessinais le deuxième tiers en face de moi, le plateau de Kirchberg. Le soleil avait tourné, en fin de journée j'ai arrêté, il me manquait le dernier tiers avec le Bock. Les deux premier dessins se raccordaient à peu près bien.
Je voulais dérouler le paysage depuis les années 60 avec le pont rouge en retournant dans le passé jusqu'à la fondation de la ville que symbolise le promontoire du Bock. J'ai décidé de dessiner la dernière partie le lundi soir après le travail jusqu'à ce que la lumière ne suffise plus. 

Et voila que cette 3ème partie ne se raccordait vraiment pas bien.
Je voulais la recommencer samedi 28 avril, mais la foule de touristes était telle que je ne voyais plus du tout le paysage. Dépitée je suis rentrée, avec l'intention d'essayer ce dimanche matin 29 avril. A mon grand désespoir, en arrivant à 10h00, il y avait déjà, malgré la pluie un groupe de 20 personnes qui bouchaient entièrement la vue. J'ai attendu que le guide finisse sa prestation et me suis installée avant la nouvelle vague de touristes. Le trafic était encore dense mais je parvenais entre les personnes qui posaient systématiquement juste devant la partie de la vue que je dessinais à capter quelques informations visuelles à retranscrire, sans compter la pluie qui parsemait les vitres de ses gouttelettes déformantes, j'ai failli abandonner. Enfin, à 13h30 j'avais fini… le raccord n'est pas idéal, mais mieux que le précédent. Je suis descendue de mon perchoir et voici…




Friday, 27 April 2018

Larochette le 8 avril 2018

Nous étions peu nombreux ce dimanche très ensoleillé de début de saison. Nous nous sommes donnés rendez-vous au château de Larochette. Un peu en avance, j'ai visité le site rapidement avec Leen, passant, en montées et descentes, du soleil éclatant à la fraicheur des salles antiques, à la recherche d'un poste idéal de dessin.
Une fois au complet, chacun a choisi un point de vue.
Le surplomb sur la localité de Larochette m'a réellement impressionnée. Au-delà de la beauté du panorama, la dialectique château au sommet, peuple en vallée ressuscitait du passé à travers le caractère  stratégique et la force du site, alors qu'aujourd'hui ce qu'il reste de la splendeur passée, grimée en atout touristique, ne survit que par la curiosité culturelle de ce peuple.
En nous retrouvant pour échanger et boire un café, le plus difficile a été de trouver un 
coin à l'ombre. A l'abri sous mon chapeau, j'ai saisi au passage un vieux chat s'interrogeant, et un groupe d'amis bavardant à l'ombre d'un demi parasol.




Thursday, 22 March 2018

Festival des migrations 2018

Ce premier dimanche de mars, rendez-vous à Luxexpo pour le festival des migrations 2018.
Avec Leen, nous sillonnons les halls, slalomons entre les stands à la recherche de spectacles et d'animations. Enfin, nous avons trouvé et nous installons tout devant, carnet appuyé à la rambarde.
La musique annonce un premier groupe de danseurs folkloriques portugais. L'ambiance se réchauffe, les pieds scandent le rythme dans le tournoiement des jupes richement ornementées. Leen a choisi de saisir les impressions colorées, mon stylo quant lui tente d'attraper les mouvements au vol.


Puis une chorale italienne d'enfants de tous âges chantent avec enthousiasme des airs entrainants dans diverses langues européennes.


Une belle femme dont je ne parviens pas à identifier l'origine du costume écoute attentivement la chorale.


Des dames plus âgées succèdent aux enfants pour se mouvoir en rondes sages.

Près de la sortie nous nous retrouvons dans un espace où un conteur cap-verdien captive un public principalement féminin. Dommage que je ne comprenne pas ses histoires!
Puis nous allons boire un verre à l'Utopia dans l'ancien Club 5 transformé en restaurant asiatique et qui nous a chaleureusement accueillis en fin d'après-midi.
Esquisser Carlo quelque peu enrhumé et des boissons chaudes.




Pfaffenthal Kirchberg nouvelle gare et tram

Ce dimanche de début janvier, dernier jour où le tram est gratuit, j'attends dans la nouvelle gare de Pfaffenthal, suspendue entre le plateau de Kirchberg et le fond de vallée, les urban sketchers qui s'étaient donnés rendez-vous à la gare centrale pour rejoindre le plateau de Kirchberg en train. 
Le train arrive. Nous sommes heureux de nous revoir après les fêtes et optons pour une première séance d'esquisses sur le site de la gare.
Le vent glacial traverse le plateau de départ du funiculaire. La vue panoramique sur la vallée m'invite. Je m'installe devant la vitre dont seul le schéma de réseau matérialise la transparence et me sépare d'un plongeon sur les rails du train.

Puis après être montés sur le plateau de Kirchberg en funiculaire, dans une ambiance de vacances de sports d'hiver, nous avons pris le tram. Il était bondé pour un dimanche. Un petit essai maladroit d'esquisse rapide de l'intérieur de la rame, entre deux stations, en équilibre entre deux freinages.

Le terminus "Luxexpo" et sa station d'aboutissement à l'implantation quelque peu aléatoire. Trop froid pour la dessiner. Arnaud nous commente les mutations architecturales et urbanistiques du quartier et explique les projets auxquels il a contribué. Nous nous  réfugions au chaud au Viapiano.


En avant plan, Arnaud penché sur son dessin et tout au fond en contrebas près de la baie vitrée un petit groupe de sketchers où je reconnais Carlo, et si je vous bien Maria Grazia?

Sunday, 4 March 2018

Marché de Noel place de la Constitution

Quelle joie, de la neige pour le marché de Noel. Cette fois-ci nous sommes allés place de la Constitution. La foule est dense, on ne voit presque plus le paysage de la vallée, moi qui me disais, "ce sera peut-être plus paysager et moins urbain que place d'Armes comme marché de Noel", eh bien non. J'ai donc cherché les éléments "naturels" … et j'ai été frappée par le sort réservé aux arbres: chaque branche soigneusement entortillée de fil électrique portant de petites ampoules apparaissant en plein jour comme autant de pustules apposées à ces êtres vivants dont les branches semblaient rechercher quelque part vers le ciel une échappatoire… les coulisses de la magie de la nuit de Noel.
Pendant que je tentais de dessiner un de ces arbres majestueux dans son abnégation, les flocons de neige s'agglutinaient sur le pointe gelée de mon stylo et laissaient ça et là leur trace sur le papier.


 

Place de la constitution            Le Ca(fé)sino                Leen concentrée

Nous nous sommes ensuite réfugiés au Ca(fé)sino pour réchauffer nos doigts engourdis autour d'une tasse de thé, de café ou de chocolat chaud et partager nos impressions. La belle salle haute de plafond découvre ses lambris élégants et Leen se concentre sur une nouvelle esquisse.

Monday, 6 November 2017

Limpertsberg en novembre

Après le 1er novembre, le cimetière a encore un air de fête, ce dimanche. Les bouquets et arrangements n'ont pas encore perdu de leur superbe et ponctuent de taches colorées la grisaille mélancolique. Un rayon de soleil défie les prévisions météorologiques d'un après-midi pluvieux. Malgré la tristesse du sujet j'ai choisi un ange pleurant dont la pierre douce et claire illumine l'ambiance grise et dure de granit poli.


Nous nous sommes donnés le temps de dessiner jusqu'à 15h30. A 15h25, comme un signal, le rayon de soleil disparaît, les nuages s'amoncellent et le froid engourdit les doigts. Le temps de nous retrouver à la sortie du cimetière, un vent frais s'était levé et quelques gouttes de pluie commençaient à tomber.
Nous sommes allés nous réfugier dans le Hall Victor Hugo où s'exposait la Art Week. Après avoir salué Anneke et Pit au stand de l'Atelier Empreinte, nous nous sommes installés sur les poufs au centre de la halle pour esquisser les lieux.
Quel contraste avec le cimetière! La foule, la chaleur étouffante, les couleurs criardes…

Saisir le passage des visiteurs devant des œuvres aux couleurs lumineuses…


                                  …et puis mes collègues esquissant.